Historique

Aujourd’hui, notre village n’a ni église ni cimetière mais en a-t-il été toujours ainsi ?

La grande histoire de MORTHOMIERS

Pas d’église ?

L’église Notre Dame de « Morthomiers » construite au XIIème siècle, et probablement issue d’une plus ancienne (VIIIème/Xème), est détruite milieu XIVème. Elle sera reconstruite puis vendue fin XVIIIème. Au XIXème, l’abside est abattue pour céder la place à une maison d’habitation et milieu XXème, la nef, dernier vestige, est démolie. Enfin, en 2001, pour des raisons de sécurité, la maison indûment dénommée chapelle est rasée. D’église, il ne reste aujourd’hui que des fondations anciennes précieusement conservées à leur emplacement d’origine.

Pas de cimetière ?

Comme très souvent, un cimetière était attenant à cette église. Désaffecté depuis environ fin XVIIème, ses sépultures reposent paisiblement en terre. Deux études ont été menées, dont la dernière en 1998, pour créer un nouveau cimetière mais elles ont été systématiquement négatives : trop compliqué de satisfaire aux normes sanitaires avec notre sous-sol calcaire.

En détail :

-> En 1164, apparaît pour la première fois dans un acte de l’archevêché de Bourges l’église Notre-Dame bâtie sur le lieu-dit « Mortuum Mare », aujourd’hui Morthomiers.

-> En 1356, l’église aurait été détruite lors du passage des troupes du prince noir anglais, puis reconstruite.

-> De 1672 à 1767, seize inhumations sont faites dans la nef ou sous le porche. Le curé Sylvain Pijat est la dernière personne à avoir été enterrée dans l’église.

-> Jusqu’à la révolution, l’église de Morthomiers a dépendu de l’archevêché de Bourges qui nommait les curés et avait des droits sur le Pissereau (grange aux dîmes).

-> Entre 1792 et 1793, Morthomiers cesse d’être une paroisse et dépend désormais de Villeneuve sur Cher pour le spirituel. Les biens du clergé sont vendus : 500F pour l’église sans le mobilier et les cloches. Des vases sont envoyés à Bourges en 1793 et une cloche et la statue de Saint-Blaise sont transportées à Villeneuve en 1802. Il subsiste aujourd’hui à Morthomiers deux cuves baptismales romanes en pierre (appelées aussi bénitiers), une carrée et une ovale de 0,70 m de diamètre.

-> Au XIXème siècle, à une date indéterminée, l’abside est démolie et une habitation est construite à son emplacement pour former un bâtiment de ferme avec l’ancienne nef.

-> En 1847, le conseil municipal sollicite en vain l’aide du gouvernement pour construire une nouvelle église.

-> En 1863, la nef est transformée en école et en mairie, et le cimetière situé autour de l’église devient le jardin de l’école.

-> En juin 1884, l’école est transférée dans une construction neuve qui est agrandie en 1911 pour accueillir la mairie.

-> En 1900, le bâtiment et le terrain appartiennent aux époux Gandilhon-Mathieu.

-> Dans les années 1930, l’habitation abrite la famille Prunier.

-> Dans les années 1950, elle sert de remise à Pierre Fougère qui l’utilise entre autres pour sécher le tabac.

-> En 1960, les héritiers font don du bâtiment et du terrain à l’association diocésaine du Cher. Peu de temps après, la partie la plus ancienne du bâtiment, c’est-à-dire la nef de l’ancienne église, est abattue. Subsiste alors seule la maison d’habitation avec son grand pignon triangulaire, dernier vestige de l’ancienne église Notre-Dame de Morthomiers.

-> Dans les années 1960, mesdames Fougère et Jalby y enseignent le catéchisme.

-> Au début des années 1970, elle devient le foyer des jeunes.

-> Dans les années 1980, le four à pain est démoli. La maison se dégrade de plus en plus par défaut d’entretien de la part du diocèse.

-> En 2001, la commune de Morthomiers en devient propriétaire et fait aussitôt abattre cet édifice vétuste pour des raisons évidentes de sécurité. Les fouilles archéologiques ont montré entre autres que les fondations contenaient des réemplois datant du haut Moyen-Âge (VIIIème/Xème). Le site est maintenant protégé pour assurer la préservation de ce patrimoine.

Lien vers le compte rendu de la DRAC

pdf icon cliquer ici

Notre-Dame

Voyons d’autres aspects du passé de notre village :

* Notre commune est peuplée depuis au moins l’âge du fer (environ 300 av. J.C.).

* En 1164, elle apparaît pour la première fois dans un acte de l’archevêché de Bourges concernant l’église Notre-Dame bâtie sur le lieu-dit « Mortuum Mare » c’est-à-dire « mer morte ». Il a fallu plusieurs changements d’orthographe, dont Morthomer en 1462, avant d’aboutir au XIXème siècle au nom de Morthomiers.

* En 1251, une bande de pastoureaux qui vient de saccager la ville de Bourges est anéantie à « Morthomiers ».

* Avant la révolution, le village se compose de quelques maisons, d’une église, d’un presbytère, d’une maison de maître dite le château et de dix petites exploitations rurales appartenant à M. de Bonnault seigneur de la paroisse.

* En 1793, tous les biens du seigneur sont saisis et vendus : le château, le domaine de Prunay, ceux de la Salle et des Bordes, les locatures du bourg ainsi que 600 arpents de bois.

* Après la révolution, les conseillers municipaux devaient, vaille que vaille, gérer au mieux les intérêts de leur petite patrie. Au temps de Louis Philippe, pour être installés dans leurs fonctions, ils devaient prêter le serment suivant : « Je jure fidélité au roi des français, obéissance à la charte constitutionnelle, aux lois du royaume ». En 1852, sous Louis Napoléon Bonaparte : « Je jure obéissance à la constitution et fidélité au Président». En 1859, quand Louis Napoléon Bonaparte est devenu Napoléon III : « Je jure obéissance à la constitution et fidélité à l’Empereur».

* Jusqu’en 1863, les enfants de Morthomiers devaient se rendre chaque jour à pied à l’école de Villeneuve. La nef de l’ancienne église est alors transformée en école et en mairie, et le cimetière situé autour de l’église devient le jardin de l’école. Le village connaît un pic avec 350 habitants.

* En juin 1884, l’école est transférée dans une construction neuve (le site actuel) qui est agrandie en 1911 pour accueillir la mairie.

* En 1946, Morthomiers ne compte plus que 160 habitants. La population raugmente progressivement jusqu’à atteindre en 1975 le chiffre de 215. Puis arrive la construction de lotissements qui va donner une dynamique à notre village.

* En 1984, les habitants de Morthomiers sortent de l’anonymat pour devenir les marémortaines et les marémortains.

* En 1986, toutes les habitations ont enfin l’eau potable.

* En 1990, un blason communal est officiellement créé « d’azur au dauphin d’or accompagné de deux étoiles du même en chef et d’une mer d’argent en pointe ». La mer d’argent évoque le nom de Morthomiers (mer morte), le dauphin et les deux étoiles d’or sur fond bleu proviennent des armoiries du dernier seigneur de Morthomiers et la couronne murale est composée de trois tours comme il se doit pour les simples communes.

Blason Morthomiers

* En 1992, bien après la loi du 11 Frimaire an VII relative aux plaques de rues de Paris, l’expansion de notre commune nécessite de donner des noms aux rues et des numéros aux maisons.

* En 2006, la commune compte 728 habitants.

« Morthomiers » était une seigneurie

Son siège est le château de Prunay qui appartient jusqu’en 1389 à la famille Prunay. A cette date, Jean de Méry l’achète à Jean de Prunay.

En 1475, Jacques Leroy seigneur de St Florent en devient propriétaire ; puis en 1491, Jean Girard son beau frère seigneur de Prunay et de la Salle ; en 1503, les Sarrebouse ; de 1532 à 1552 jean Girard II et Jean III. Ensuite Jean IV meurt en 1600 sans descendant.

Vers 1630 et jusqu’en 1793, les De Bonnault deviennent les seuls seigneurs de « Morthomiers ».

« Morthomiers » est une commune de la République

Liste des Maires :

1790-1793 François COURTEBOEUF

1793-1794 Grillon GAUTRON, curé et officier d’état civil

1794-1819 Antoine COURTEBOEUF

1819-1840 Eugène PINOTEAU

1841-1848 CREPEZ

1848-1851 Geslin TISON

1852-1881 Felix GARSAULT

1881-1884 Jean Baptiste CIRET

1884-1892 Felix GARSAULT

1892-1912 Louis Albans ALIZARD

1913-

1989-1990 Raymond BAULANDE

Depuis 1990 Daniel GRAVELET